Le premier rendez-vous

Il sert à poser la situation : ce qui vous amène, depuis quand, ce qui pèse le plus, ce qui a déjà été tenté, comment vont les enfants et le couple, votre santé, votre sommeil. Il permet aussi de distinguer ce qui relève du burn-out parental, d'une dépression, d'une fatigue ou d'autre chose. Vous pouvez venir seul·e ou à deux. À la fin, nous convenons ensemble d'un cadre : format, rythme, premiers objectifs. Rien n'est engagé au-delà de ce premier échange.

Vous pouvez apporter le résultat imprimé d'un auto-test du site : il sert de point de départ pour parler de ce que vous vivez.

L'évaluation

Au cours des premières séances, nous faisons ensemble l'inventaire de votre balance : les charges (organisation, enfant, couple, travail, exigences, événements récents) et les ressources (relais, soutien, récupération, régulation émotionnelle, plaisir partagé). Nous regardons aussi votre histoire de parent, ce que vous attendiez de ce rôle, et ce que la fatigue a changé dans votre relation à vos enfants. Si cela paraît utile, un questionnaire validé peut être proposé pour objectiver l'intensité de l'épuisement et suivre son évolution.

Les formats

Consultation individuelle

Pour poser l'épuisement, ce qui l'entretient et ce qui vous appartient en propre (exigences, histoire, émotions), à votre rythme. Le format le plus fréquent pour commencer.

Travail de couple ou de coparentalité

Quand le manque de soutien, les désaccords ou le conflit sont au cœur de l'épuisement. Pour les parents ensemble comme pour les parents séparés qui doivent rester une équipe.

Consultation familiale

Quand la relation avec l'enfant s'est tendue au point que le travail à deux ne suffit pas, ou quand les réactions de l'enfant entretiennent l'épuisement. L'enfant est associé, jamais désigné comme le problème.

Regard sur l'enfant

Le cabinet peut proposer un accompagnement de l'enfant : si les parents ne vont pas bien, l'enfant ne peut pas aller bien, car une famille est un système. Quand ses difficultés propres pèsent dans l'équilibre familial, un bilan peut avoir lieu pour éclairer et ajuster les attentes. Voir l'accompagnement de l'enfant.

Les formats se combinent et évoluent : on peut commencer seul·e, puis inviter le coparent, puis l'enfant, selon ce qui apparaît. C'est toujours décidé ensemble.

Le travail lui-même

  1. Alléger ce qui peut l'être

    Identifier les charges déplaçables : déléguer réellement, renoncer à certaines tâches, organiser du relais et du répit, souvent dès les premières semaines.

  2. Renforcer les ressources

    Soutien, récupération, régulation émotionnelle, temps pour soi, réseau : les reconstruire concrètement, pas en théorie.

  3. Travailler les exigences

    Le perfectionnisme, la culpabilité, l'idéal parental, et ce qu'ils doivent à votre propre histoire. C'est souvent le cœur du travail, et ce qui empêche la rechute.

  4. Réparer la relation

    Retrouver du plaisir et de la proximité avec l'enfant, et une équipe parentale qui tient. Les enfants réagissent vite à un parent qui redevient disponible.

Les approches mobilisées (EMDR, thérapies cognitives et comportementales, travail analytique, guidance parentale) sont présentées sur la page approches thérapeutiques. Elles se combinent selon la personne, pas selon une méthode fixée d'avance.

Rythme et durée

Le rythme des séances et la durée du travail se décident au cas par cas, avec vous, lors des premiers entretiens. La durée dépend de l'ancienneté de l'épuisement, de ce qui l'entretient et de ce que vous souhaitez travailler. La fin se décide ensemble, quand la balance tient et que vous vous reconnaissez à nouveau comme parent.

Lieux et téléconsultation

Le cabinet reçoit à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et à Colombier-le-Vieux (Ardèche), et en téléconsultation partout en France. Les rendez-vous se prennent sur Doctolib, 365 jours par an ; pour joindre le cabinet, de préférence par WhatsApp (sinon SMS, e-mail ou téléphone). Les lieux, les cliniciens et la prise de rendez-vous sont présentés sur le site du cabinet.

Mon conjoint ne veut pas venir : est-ce que ça a quand même un sens ?
Oui. Un travail individuel change déjà beaucoup de choses, y compris dans le couple, parce qu'il modifie votre façon de demander, de déléguer et de poser des limites. Le conjoint rejoint souvent le travail plus tard, quand il en voit les effets.
Est-ce que ce que je dis peut être utilisé contre moi (garde, séparation) ?
Le contenu des consultations relève du secret professionnel et n'est jamais partagé sans votre consentement, hors cas prévus par la loi.
Et si je ne me sens pas à l'aise avec le thérapeute ?
Dites-le. La qualité de la relation est l'un des facteurs les plus importants du travail, et cela se parle en séance.